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No More Silencing Students – Press Release

Disclaimer: The views, opinions, and assumptions expressed in this press release are those of the authors and organizers and do not necessarily reflect the opinion or position of The Graduate Press Editorial Board. Our mission is to provide a neutral platform for the student body to be able to engage in open dialogue on complex issues.

(Geneva, December 7th, 2021) A grassroots group of students have come together to organize a  direct action on December 8th, 2021, directed at transforming student-related policies at the  Graduate Institute of International and Development Studies (IHEID). They will be occupying the  Maison de la Paix cafeteria starting at 2 pm and do not plan to stop their occupation until  meaningful action is taken toward our demands. 

The demands of our sit-in are the following: 

1. Governance: (1) An independent external audit of internal processes (2) the creation of an  Independent & External Reporting Mechanism.  

2. Labor: Salaries of IHEID Teaching Assistants (TAs) need to represent the Geneva average  TA pay including social welfare benefits (unemployment, AVS, and pension). 

3. Representation: We want student representation on each level of IHEID decision-making.  

“We must set a clear precedent that students will no longer be silenced by the administration on  important issues like harassment and sexual misconduct,” commented Bushra Ashgar, who is co organizing the protest. “We need an external audit of the anti-harassment body at the Institute, a  faculty code of conduct, and crucially an external review of outstanding sexual allegations by the Départment de l’Instruction Publique. Examples at other higher-education institutions have shown that sexual harrassment cannot be investigated by those who have an interest in shielding the  perpetrators and the institution,” she continued. 

The students demand a review of policies, such as the IHEID Student Code of Conduct, the  Règlement Interne, Règlement d’organisation de l’IHEID, and other student related IHEID  policies such as housing regulations. A special issue is teaching-assistant (TA) pay. “Teaching  assistants at the Institute earn less than 16,000 CHF per year – which is less than at UNIGE and  below minimum wage. This is unacceptable as students cannot live off their salaries even when  working for the Institute,” said a PhD candidate. Worse yet, the social welfare benefits TAs  receive, does not allow them to apply for régis, communes, and basic Geneva housing applications  as their pay stub does not reflect an income high enough. IHEID seem to believe that pensions,  AVS and unemployment is not a priority to TAs despite their continued pleas.  

“We have reasoned and argued with the administration on these issues for a long time, today we  see no other way than to set a strong symbol like this action,” commented student organizer  Aurelie Semunovic. “Students have not been given proper representation and a meaningful voice  at the Institute to the same degree as at other Swiss universities. This is an institution that wants to  educate strong international leaders and advocates, while stripping us of our agency. IHEID  benefits from the majority of the student population’s international status; Meaning, 80% of  students are unfamiliar with Swiss/Geneva laws, universities, unions, standards and resources.  Majority of students do not speak French and are not taught the language at a level high enough to  understand laws, regulations, and standards. Additionally, International students whose visas,  scholarships, or employment depend on IHEID, are particularly vulnerable to coercion, abuse,  and intimidation.” Ms. Semunovic stated. 

The action was not organized by the Graduate Institute’s Student Association (GISA) as the  elected members have been previously threatened with the defunding of their association and their  tuition waivers (CHF 7000) in previous opposition with administration; a move that independent  student organizer has called, “emblematic of the culture of silencing practiced at the Institute.” 

CONTACT: Students of Graduate Institute of International and Development Studies (IHEID),  iheidunion@gmail.com, +41786287954

(En Français)

(Genève, 7 décembre 2021) Un groupe d’étudiants s’est réuni pour organiser une action directe le  8 décembre 2021 visant à transformer les politiques étudiantes de l’Institut de Hautes Études  Internationales et du Développement (IHEID). Ils occuperont la cafétéria de la Maison de la Paix  à partir de 14 heures et n’ont pas l’intention d’arrêter leur occupation jusqu’à ce que des actions  significatives soient prises pour répondre aux demandes. Les revendications de notre sit-in sont les  suivantes : 

1. La gouvernance : (1) Un audit externe indépendant des processus internes (2) la création  d’un mécanisme de rapport indépendant et externe.  

2. Travail : Les salaires des assistants d’enseignement (TA) de l’IHEID doivent correspondre  au salaire moyen des TA à Genève, y compris les prestations sociales (chômage, AVS et  pension).  

3. Représentation : Nous voulons que les étudiants soient représentés à chaque niveau de  décision de l’IHEID.  

“Nous devons établir un précédent clair selon lequel les étudiants ne seront plus réduits au silence  par l’administration sur des questions importantes comme le harcèlement et les abus sexuels”, a  commenté Bushra Ashgar, qui co-organise la manifestation. “Nous avons besoin d’un contrôle  externe de l’organisme de lutte contre le harcèlement à l’Institut, d’un code de conduite de la  faculté et, surtout, d’un examen externe des allégations sexuelles en cours par le Département de  l’Instruction Publique. Les exemples d’autres établissements d’enseignement supérieur ont montré  que le harcèlement sexuel ne peut pas faire l’objet d’une enquête par ceux qui ont des intérêts à  protéger les auteurs et l’institution”, a-t-elle poursuivi. 

Les étudiants demandent une révision des politiques, telles que le Code de conduite des étudiants  de l’IHEID, le Règlement Interne, le Règlement d’organisation de l’IHEID, et d’autres politiques  de l’IHEID liées aux étudiants, telles que le règlement des Résidences (Grand Morillon &  Picciotto). Une question particulière concerne la rémunération des assistants d’enseignement (TA).  “Les assistants d’enseignement de l’Institut gagnent moins de 16 000 CHF par an, ce qui est  inférieur à celui de l’UNIGE et au salaire minimum. C’est inacceptable car les étudiants ne peuvent  pas vivre de leur salaire, même lorsqu’ils travaillent pour l’Institut”, a déclaré un doctorant. Plus  grave encore, les prestations sociales que reçoivent les TA ne leur permettent pas de faire des  demandes de régis, de communes et de logements de base genevois, car leur fiche de paie ne  reflète pas un revenu suffisamment élevé. L’IHEID semble croire que les retraites, l’AVS et le  chômage ne sont pas une priorité pour les TA malgré leurs appels répétés. 

“Les étudiants n’ont pas bénéficié d’une représentation adéquate et d’une écoute signifiante à  l’Institut au même degré que dans les autres universités suisses. C’est une institution qui veut  former des leaders et des défenseurs internationaux forts, tout en nous dépouillant de notre  capacité. L’IHEID profite du statut international de la majorité de la population étudiante ; ce qui signifie que 80% des étudiants ne connaissent pas les lois, les universités, les syndicats, les normes  et les ressources de la Suisse et de Genève. La majorité des étudiants ne parlent pas français et ne  reçoivent pas d’enseignement de la langue à un niveau suffisant pour comprendre les lois, les  règlements et les normes. De plus, les étudiants internationaux dont les visas, les bourses ou l’emploi dépendent de l’IHEID, sont particulièrement vulnérables à la coercition, aux abus et à  l’intimidation”, a déclaré Mme Semunovic. 

L’action n’a pas été organisée par l’Association des étudiants de l’IHEID (GISA), car les membres  élus ont déjà été menacés de perdre leur association et leur exemption de frais de scolarité (CHF  7000) en raison d’une précédente opposition avec l’administration ; un geste que l’organisateur  étudiant indépendant a qualifié d’emblématique de la culture du silence pratiquée à l’Institut”. 

CONTACT : Étudiants de l’Institut de hautes études internationales et du développement  (IHEID), iheidunion@gmail.com, +41786287954


2 comments on “No More Silencing Students – Press Release

  1. Pingback: Des dysfonctionnements à l'IHEID dénoncés par des étudiants et étudiantes - rts.ch - oolel

  2. Pingback: #Stopsilencingstudents: Beginning and Developments – The Graduate Press

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